
Les indispensables de Pax : pourquoi les connecteurs des RTX 5090 finissent par brûler ?
À partir de tests menés à l’atelier, Pax remonte à la vraie cause des connecteurs 12VHPWR et 12V-2x6 qui fondent sur certaines RTX 5090. Une vidéo d’enquête qui éclaire enfin un problème devenu impossible à ignorer.
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RTX 5090 : l’enquête de Pax sur les connecteurs qui fondent


C’est aussi ce qui l’amène à remettre en cause l’explication de l’arc électrique que l’on a beaucoup vue circuler. L’idée semblait crédible, mais avec seulement 12 volts, il n’y a pas assez d’énergie pour maintenir un arc stable dans l’air. Selon lui, la surchauffe vient donc d’ailleurs : une ou plusieurs broches ne font pas correctement leur travail, et la charge est alors reportée sur les autres. Sur une carte qui tire autant, il n’y a quasiment aucune marge.
La démonstration devient encore plus concrète quand il montre que certains pins peuvent être légèrement en retrait dans le connecteur. Pas besoin d’un câble totalement détruit : il suffit qu’une broche touche mal, ou moins bien que les autres, pour que la répartition se dérègle. Si une ligne prend moins de charge, les autres récupèrent le surplus. Et à ce niveau de consommation, quelques ampères de trop pendant plusieurs heures suffisent à faire monter la température dangereusement.
La vidéo aborde aussi le rôle des sense pins, ces petites broches censées indiquer à la carte graphique quelle puissance elle est autorisée à tirer. Sur le nouveau connecteur, elles ont justement été revues pour éviter que le GPU ne parte à pleine charge tant que le branchement n’est pas suffisant. Sur l’ancien, le système était moins strict. En clair, la carte pouvait croire que tout allait bien alors que le contact n’était pas idéal.
Pax élargit ensuite le sujet à tout ce qui gravite autour de cette connectique : adaptateurs 4x8 pins, câbles tiers, accessoires à angle droit. Pas parce qu’ils sont condamnés à poser problème, mais parce qu’ils ajoutent encore des points de contact dans une chaîne qui tolère déjà très mal l’à-peu-près. Et avec une 5090, surtout sur certains modèles custom ou overclockés, on est déjà si proche des limites qu’un détail peut suffire à faire basculer la situation.
C’est d’ailleurs ce qui rend son constat final assez dur, mais assez clair. Pour lui, l’explication n’a plus rien de mystérieux : soit le câble est mal branché, soit un pin est abîmé ou mal positionné, soit la répartition de l’intensité se fait mal, et c’est cette mauvaise répartition qui provoque la surchauffe. Le connecteur ne fond pas au hasard. Il fond parce qu’il n’y a presque aucune marge pour encaisser une anomalie.
Pour revoir cette vidéo sur ce sujet brûlant (dans tous les sens du terme !), vous pouvez cliquer ci-dessous :
Il y a des vidéos de Pax qui testent du matériel, et puis il y a celles qui ressemblent presque à une enquête ! Celle-ci entre clairement dans la deuxième catégorie. Au départ, le constat est simple : avec les RTX 5090, les photos de connecteurs fondus se multiplient, surtout sur les modèles les plus gourmands. Mais chez lui, rien. Chez les testeurs qu’il connaît, rien non plus. Alors forcément, la question devient intéressante : pourquoi certains utilisateurs rencontrent ce problème, alors que d’autres non ? C’est ce qui pousse Pax à démonter, mesurer, comparer et refaire les calculs pour remonter à ce qu’il considère comme la vraie cause.
Pour ça, il s’appuie sur une RTX 5090 ROG Astral, choisie pour une bonne raison : elle consomme beaucoup, elle peut approcher les 600 W, et elle embarque surtout des capteurs lisibles via GPU-Z. Grâce à eux, il peut observer en direct comment le courant se répartit sur les six broches 12 V du connecteur. Et c’est là que les choses deviennent parlantes. Sur le papier, avec une carte à 600 W, la charge devrait être répartie de manière relativement homogène. En pratique, certaines lignes montent plus que d’autres, et cette simple différence suffit déjà à montrer que tout repose sur un équilibre très fragile.
Avec une alimentation ATX 3.1 et le nouveau connecteur 12V-2x6, tout reste encore dans une zone cohérente. Les mesures varient, mais rien de franchement inquiétant n’apparaît, même après une longue charge. En revanche, dès qu’il repasse sur une alimentation ATX 3.0 avec l’ancien 12VHPWR, le comportement change. Certains capteurs passent ponctuellement dans le rouge, signe que la répartition du courant devient moins équilibrée. Et c’est là que Pax pose son explication : le vrai problème ne vient pas d’un défaut mystérieux du connecteur, mais d’une mauvaise répartition de l’intensité quand tout n’est pas parfaitement en contact.





